OMD3: Réapproprie-toi la technologie! pour mettre fin à la violence faite aux femmes

      En 2001, un homme a été reconnu coupable d’avoir tué sa femme après avoir intercepté ses courriers électroniques et appris qu’elle avait l’intention de le quitter. Aujourd’hui, des centaines de femmes indiennes dénoncent le harcèlement sexuel qui se passe dans la rue, dans le Blank Noise Project Blogathon. Pendant ce temps, le jeu vidéo populaire Grand Theft Auto encourage ses millions de joueurs à traiter les travailleuses du sexe comme des objets d’agression et de meurtre. Voilà seulement quelques exemples des rapports tendus et ambigus entre la plus grande utilisation des technologies de l’information et de la communication (TIC) et la préservation et l’élargissement des droits de la femme, en particulier le droit des femmes et des filles de vivre sans violence.

      Pour APC, la solution la plus réaliste et la plus durable à tous les problèmes présentés par ces questions est l’autonomisation des femmes et des filles par les compétences, la connaissance et la création de communautés.

      Ce projet de deux ans et demi qui a commencé en janvier 2009 vise à aider les participantes à négocier le terrain miné des TIC où les libertés vont de concert avec des préoccupations croissantes sur la vie privée et la sécurité. Dans une approche à plusieurs facettes, à l’intersection entre l’utilisation des TIC et la violence faite aux femmes et aux filles, APC:

      • administre de petites subventions pour les projets de TIC pour le développement des femmes
      • apporte la campagne annuelle Réappropries-toi la technologie! dans plus de pays que jamais
      • effectue des recherches et des analyses sur les questions concernant les droits des femmes et les TIC
      • s’efforce de faire participer les femmes aux espaces de politiques de TIC qui ont une incidence sur leurs droits et sur l’égalité de genre.

      Finalement, nous voulons contribuer à créer une communauté mondiale de femmes et d’adolescentes qui adoptent les outils de TIC et les utilisent pour changer ce que le Projet du Millénaire a surnommé une épidémie mondiale de violence.

      Un nouveau fonds Réappropries-toi la technologie! offre aussi de petites subventions allant jusqu’à 5 000 USD chacune à plus de soixante organisations locales, surtout communautaires, afin d’exécuter des projets faisant appel aux TIC pour mettre fin à la violence faite aux femmes et renforcer leur capacité à le faire.

      Quels sont les pays en cause?

      Le projet sera mené à bien dans au douze pays en développement suivant le montant de financement que nous obtenons. Ces pays seront les suivants:

      Afrique: Afrique Du Sud, Ouganda, la République du Congo, la République démocratique du Congo (RDC).
      Asie: Pakistan, Cambodge, Malaisie, Philippines.
      Amérique latine: Argentine, Colombie, Mexique, Brésil.

      Quelles sont les femmes et les jeunes les plus susceptibles d’en profiter?

      Les femmes marginalisées: Les survivantes de violences familiales et sexuelles participeront directement aux formations. Les femmes vulnérables, en particulier les femmes pauvres, rurales et migrantes, seront rejointes en partenariat avec les organisations œuvrant pour les droits des femmes et le travail aura pour but de renforcer leur capacité à utiliser la technologie pour se sensibiliser et pour des campagnes éducatives sur les droits.

      Les adolescentes: Le projet rejoindra des réseaux d’adolescentes et de filles dans des pays cibles pour qu’elles participent aux formations, aux ateliers d’histoires numériques et à la campagne Réappropries-toi la technologie!

      Les femmes dans les conflits armés: Le projet offrira aux femmes et organisations de femmes en situation de conflit une formation sur l’utilisation sécuritaire de l’internet et des télécommunications, en partenariat avec Women’s Initiatives for Gender Justice et Isis International WICCE en Ouganda.

       

      Photo par APC: carte postale digitale dans le cadre de la campagne Réapproprie-toi la technologie!

       

       

      Équipe de projet 
      Jan Moolman Afrique du Sud
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