Accès ouvert en Afrique: EASSy, SAT-3/WASC - recherche

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Image: IDRCBande passante en Africa.
Image: IDRC
En Afrique, l’accès à l’infrastructure a été le principal objectif d’APC. Actuellement, l’Afrique doit payer la bande passante la plus chère du monde et l’argent donné en devises fortes pour ce service quitte le continent. L’Afrique de l’Est n’ayant pas de connexions internationale par fibre, elle paie encore davantage que les pays d’Afrique de l’Ouest connectés au câble monopolistique SAT3/WASC.

Le site FibreforAfrica.net présente une information de base sur la bande passante international en Afrique, sur ses coûts et sur son accès contrôlé par un monopole. Il porte plus particulièrement sur les projets de câbles en Afrique de l’Est et la fin du monopole de SAT-3.

SAT-3/WASC – recherche

L’audit post-mise en œuvre de SAT-3/WASC: Études de cas par pays, est un vaste projet de recherche qui documentera l’effet que le câble sous-marin SAT-3/WASC submarine cable a eu sur les communications sur le continent africain, ainsi que les occasions manquées et les raisons qui l’expliquent. Le principal objectif de la recherche est d’établir et de documenter les enseignements positifs et négatifs que l’on peut retirer du développement, de la mise en œuvre et de la gestion du câble. Le projet a été lancé en 2006.

La recherche d’APC sur SAT-3 (en anglais et portuguais), porte sur le cycle de vie du câble jusqu’à présent et analyse:

1. Ce qui s’est passé et pourquoi? Une perspective internationale sur la construction du câble.
2. Ce qui se passe et comment? Les perspectives nationales sur l’effet que SAT-3 a eu sur l’environnement des TIC en Angola, au Cameroun, au Sénégal et au Ghana.
3. Que peut-on faire? Les enseignements à tirer, les facteurs négatifs à éviter, les points positifs à absorber.

Les résultats de la recherche sont utiles à deux égards. Premièrement, ils donnent aux campagnes actuelles et futures sur l’infrastructure les moyens de mieux expliquer les problèmes qui ont surgi à la suite de l’adoption de certaines décisions concernant le SAT-3/WASC. Les arguments montrant du doigt les inconvénients d’une prise de décision à huis clos sont appuyés par la présentation de faits et d’exemples réels.

Deuxièmement, là où des initiatives positives ont été prises malgré les conditions dans lesquelles le SAT-3/WASC a été mis en œuvre, les résultats de l’étude peuvent être utiles aux partenaires des campagnes et aux opérateurs si des orientations semblables sont adoptées au sujet de projets d’infrastructure actuels et futurs.

Système de câble sous-marin d’Afrique de l’Est (EASSy)

Le prix de la bande passante en Afrique est un obstacle important au développement de la région. Il y coûte plus cher de faire des affaires: par exemple, les nouveaux centres d’appel ont plus de difficulté à soutenir la concurrence internationale. Et sur le plan du développement social, il existe de nombreux secteurs où un accès international bon marché donnerait aux habitants, professionnels, étudiants et décideurs de l’Afrique de l’Est l’accès au savoir et à l’expertise et leur donnerait la possibilité de participer aux débats régionaux et mondiaux

En réponse à cette problématique, le consortium du Système de câble sous-marin de l’Afrique de l’Est (EASSy) a été créé en 2003 pour construire un circuit de fibre qui relierait les pays côtiers ou près de la côte de l’Afrique. Mais sa gouvernance et les modalités de l’accès à la nouvelle capacité n’ont pas été fixées. La question était de savoir s’il allait suivre la voie des pratiques monopolistique de ses prédécesseurs, le câble sous-marin SAT 3/WASC/SAFE de la côte ouest de l’Afrique, ou offrir un régime d’accès ouvert pour renforcer la concurrence, abaisser les prix et tenir compte des besoins de développement.

En collaboration avec des partenaires, APC a co-organisé des consultations et des ateliers avec des groupes clés, notamment les régulateurs, qui ont eu pour effet indirect de créer une tendance à la baisse des prix de SAT-3 et l’ouverture d’EASSy, alors que le consortium tentait de prévenir une intervention réglementaire pour faire baisser les prix. Consultez APCNouvelles et FibreForAfrica.net pour vous tenir au courant.

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