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Les nouvelles technologies sans fil permettent la coexistence de l’internet et de la radiodiffusion sur les ondes

DAKAR, Senegal, juin 17 (APCNouvelles)


COMMUNIQUÉ
POUR PUBLICATION IMMÉDIATE

Des décideurs et des experts des TIC de 35 pays ont appris ici la semaine dernière que la télédiffusion et le haut débit peuvent partager le même spectre radioélectrique pour remédier aux problèmes de connectivité de l’Afrique. Le Forum Afrique sur les Espaces blancs de télévision et le Spectre dynamique, qui a eu lieu à Dakar, a réuni plus de 100 personnes, notamment des régulateurs des TIC, des fournisseurs de services internet, des fabricants d‘équipements, des universitaires et des organisations de la société civile qui cherchent des moyens novateurs d’améliorer l’accès à l’internet sur ​​le continent. Cet événement a été organisé par Google, Microsoft, l’Association pour le progrès des communications (APC), AfriNIC et ISOC Sénégal.

De nouveaux systèmes de communication sans fil permettent de détecter les interférences et d’acheminer les fréquences vers des bandes inutilisées, rendant ainsi l’utilisation du spectre radioélectrique disponible beaucoup plus efficace. Les résultats d’enquêtes qui ont été présentés lors du Forum montrent que de grandes parties des bandes de fréquences plus basses attribuées à la radiodiffusion en Afrique sont presque entièrement inutilisées. Ces bandes de fréquence, appelées espaces blancs de télévision, peuvent transiter sur de longues distances et fournir une solution à faible coût pour répondre aux besoins d’accès à l’internet des personnes qui vivent dans les zones rurales et éloignées actuellement coupés de la révolution numérique. Malgré la croissance des services mobiles et de l’accès à la large bande dans de nombreuses parties du continent, l’accès internet prend du retard, et l’accès au dernier kilomètre est l’un des plus grands défis à relever pour améliorer l’accès dans ces régions.

Des essais de la technologie, présentés au Forum, ont déjà eu lieu avec succès en Afrique du Sud et au Kenya (ainsi qu’aux États-Unis et au Royaume-Uni), d’autres sont prévus au Nigeria, au Malawi et probablement au Sénégal. Les participants ont également appris que la société civile et le milieu universitaire ont été à l’avant-garde de la sensibilisation à ces technologies, y compris aux États-Unis, où des groupes d’intérêt public ont formé une alliance pour pousser le régulateur (la FCC) à permettre une utilisation dynamique partagée du spectre de télévision. L’Association pour le progrès des communications (APC) a co-organisé en 2011 un atelier de sensibilisation aux espaces blancs de télévision en Afrique du Sud qui a contribué à encourager les essais en Afrique du Sud et au Kenya.

« J’ai été particulièrement impressionné au Forum par un sentiment de cause commune entre les participants pour un meilleur usage du spectre radioélectrique et le grand intérêt suscité par la mise au jour d’une telle quantité de spectre utilisée sur le continent », a déclaré Mike Jensen, spécialiste de l’accès à l’internet d’APC . « C’est une remise en cause de l’opinion courante selon laquelle le spectre radioélectrique est une ressource rare. Le Forum a permis également de montrer des exemples réels en Afrique où une utilisation plus novatrice de nos ressources du spectre peut répondre à certains des besoins immédiats de connectivité, en particulier dans les zones rurales. Outre l’utilisation de ces technologies dans les fréquences de télévision, le modèle peut servir dans d’autres bandes de fréquences pour mieux utiliser toutes les ressources de notre spectre – un bien public qui doit être pleinement exploité pour répondre aux besoins des membres marginalisés de nos sociétés ».

Le fait que Google et Microsoft ont été les principaux artisans de l‘événement et collaborent dans ce domaine souligne le potentiel que présente le spectre dynamique pour perturber les marchés des opérateurs historiques fixes et mobiles. Il est intéressant de noter que l’équipement utilisé pour les espaces blancs de télévision vient de petits fabricants indépendants, alors que les grands fabricants, qui sont les principaux fournisseurs des grands opérateurs, ne se sont pas encore intéressés à la technologie.

Voici un résumé des principales conclusions qui se sont dégagées du Forum :

Les espaces blancs de télévision sont disponibles et sous-utilisés.
Grâce à sa base de données sur le spectre, Google a montré une carte de l’espace libre disponible au Sénégal. Il existe plus de 90 MHz disponibles à Dakar seulement et bien plus dans le reste du pays qui pourrait être utilisé pour le haut débit.

Les essais montrent que la technologie fonctionne concrètement.
Des essais au Kenya, au Malawi, à Singapour, en Afrique du Sud, au Royaume-Uni et aux États-Unis ont montré que les fournisseurs de haut débit peuvent coexister avec les détenteurs de spectre sous licence et fournir des services à large bande. Par exemple, Google, l’eSchools Network, TENET et l’Association des fournisseurs de télécommunications sans fil ont effectué un essai visant à apporter le haut débit à 10 écoles au Cap. Le CSIR a fait connaître les premiers résultats de l‘étude qui montrent que les radios qui utilisent les espaces blancs de la télévision ne créent pas d’interférences avec les émissions de télévision. De même, au Kenya, un essai dans une zone éloignée a montré la possibilité d’un modèle d’entreprise rentable et durable pour que de petits entrepreneurs locaux fournissent l’accès internet.

Une politique sur les espaces blancs de la télévision est en préparation
ICASA, le régulateur sud-africain des TIC, prévoit d’utiliser les résultats de l’essai pour évaluer d‘éventuelles règles sur l’utilisation des espaces blancs de télévision. D’autres régulateurs manifestent un intérêt pour l’utilisation des espaces blancs pour le haut débit, notamment le Nigeria, le Sénégal et le Malawi, où moins de 9 % de la population reçoit la télévision et où de nombreux canaux restent disponibles.

Les radios abaissent les obstacles à l’internet
Les fabricants de radios ont expliqué comment les radios qui utilisent les espaces blancs de télévision peuvent parler à une base de données qui leur indique les canaux disponibles dans une zone donnée. Le fabricant d’équipement compatible avec les espaces blancs, Adaptrum, a fait connaître les résultats du déploiement au Kenya, alors que Carlson a fait une présentation sur son déploiement réussi en Afrique du Sud. Les développeurs de base de données ont montré comment la création de normes communes pourrait contribuer à construire un écosystème de dispositifs fonctionnant à l’échelle mondiale.

APC est en discussion avec des partenaires au sujet de deux projets afin de faire fond sur le succès de l‘événement. Il s’agit de « Une alliance pour le partage du spectre » pour l’Afrique, qui vise à réunir des groupes d’intérêt public pour renforcer les capacités de plaidoyer en faveur du partage du spectre pour l’accès à l’internet et de l’Initiative des données sur le spectre ouvert visant à aider les régulateurs des TIC à rendre publiques leurs allocations du spectre radioélectrique (sur le web).

(FIN/2013)

Contacts médias
Analía Lavin, analia@apc.org, +1 347 986 7419

Au sujet de l’Association pour le progrès des communications
L’ Association pour le progrès des communications (APC) est un réseau international et une organisation sans but lucratif fondée en 1990 qui souhaite que tous aient accès à un internet libre et gratuit pour améliorer leur vie et créer un monde plus juste. http://www.apc.org

(FIN/2013)

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