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Remettre en question la pornophobie et les croyances morales des médias congolaises

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Françoise Mukuku
RDC

Aujourd’hui, j’ai défiée les idées autour de pornographie et de moral en compagnie des professionnels des médias congolais

Je reviens tout juste d’un cyber dialogue organisé dans mon pays autour des TIC et de la violence faites aux femmes. Comme mon organisme Si Jeunesse Savait met en œuvre un projet de 2 ans sur le sujet, j’avais cru que c‘était vraiment l’endroit où être aujourd’hui. J’ai quitté mon travail de planification de l’année prochaine. Cela pourrait attendre. Mais le partage de l’expérience de ce que nous faisons avec les femmes et les filles dans notre projet et apprendre des autres ce qu’ils pensent devoir être la voie à suivre en RDC valait la peine d‘être partagées avec tous les francophones qui, grâce a une simple connexion internet pouvait participer aux discussions organisées par Genderlinks en ligne avec les « 16 jours d’activisme ».

Mais laissez-moi vous dire que la plupart des gens que j’ai rencontre aujourd’hui en ligne étaient vraiment loin de satisfaire mes attentes d’un grand échanges autour de la vie privée, la liberté d’expression, la protection des données dans notre contexte.

Tout a commencé par cette question : qu’est ce que notre société manquera sur le plan économique si les femmes sont laissées pour compte dans le développement des technologies. Ici nous étions tous d’accord que c‘était comme essayer d’applaudir avec une seule main. Nous passerons à côté de l’innovation, la créativité et toutes les belles choses que les femmes et les filles pourraient contribuer. J’ai ajoutée que le marché perdait de l’argent et l’Etat, au lieu d’investir dans de nouvelles choses et mettre toute son énergie a rattraper le retard en cours, il était ralenti, par le besoin d’une budgétisation spéciale pour prendre soin de l’autre moitie de leur population qui accumule un grand retard en matière de technologie, que la technologie va nous aider à surmonter certains défis que nous avons dans le pays tels que le manque de bonne éducation et si les femmes n’est pas prise en compte peut être mauvais pour l’avenir de toute une génération.

Jusqu‘à présent, tout est bon. Ensuite, nous avons passé à une autre question : quelles sont les vrais problèmes auxquels les femmes font face en allant sur Internet. O ceci n’était pas la question à poser. Les passions se sont déchainées. Il fallait voir comment tout le monde parlait des femmes comme si c’était des enfants. Ils parlaient de la nécessité de «protéger» les femmes contre des contenus préjudiciables, de les épargner du trafic humain sur Internet. Quelqu’un a racontée une histoire de femmes à la recherche d’un fiancé sur internet et se retrouvant avec un “souteneurs” qui paient son billet pour l’Europe et de-là, la met dans la rue.

Ensuite, une personne a ajoutée que nous devrions plaider pour une loi pour l’interdiction de la pornographie. Cette loi devrait punir les fournisseurs d’accès Internet qui acceptent même d’accueillir des sites avec contenus trop explicites.

A partir d’ici, j‘étais la seule a nage contre courant. Je disais : « vous ne pouvez pas faire cela…, ce n’est pas la solution…, les femmes devraient avoir le contrôle sur leur propre corps…, les femmes ne sont pas des enfants… », Mais j‘étais seule. Je me suis senti mal. C’était comme si j’essayais de crier pendant que je me noie alors je me suis arrêtée.

J’ai quitté le monde virtuel pour les attendre dans le vrai.

Comme la plupart d’entre eux parlait de choses qu’ils ne pouvaient pas imaginer s’ils étaient vraiment les utilisateurs « nés » d’Internet, j’ai pensé qu’une conversation en face-à-face autour de la censure, de la vie privée, la liberté d’expression, la surveillance et des droits a la communication en général pouvait attendre l’heure du déjeuner.

La plupart d’entre eux étaient des professionnels de s médias que je connais depuis des années où. La majorité disait en clair, au nom d’une certaine morale, nous ne devrions pas laisser n’importe quoi être diffuser sur Internet. Si ce n’est pas pour nous, du moins pour le bien des enfants. Et c’est là que j’ai commencé.
Les femmes ne sont pas des enfants. Elles ont le droit d’accéder à toutes les informations dont elles ont besoin pour leur vie. Cela peut être autour de la sexualité et aller aussi loin que la pornographie.

Une demande pour la RDC de porter à une loi qui interdira aux fournisseurs d’accès d’héberger un site pornographique ne mènera à rien. Vous ne pouvez pas penser sérieusement que tout ce que nous voyons de notre pays n’est accueilli dans le pays.
Ayant expliqué cela, je leur donc dit qu’ils se posent en fait un problème de censure. Ils veulent un «grand frère» qui dit ce qui est bon pour nous et ce qui ne l’est pas. Alors, qui a le droit de le faire pour tout le monde ? Et bien plus encore aujourd’hui, un parlementaire, évêque de son état a demandé qu’une loi interdisent la diffusion des documents et images qui font le portrait des relations entre personnes de même sexe, aujourd’hui, c’ est la pornographie, demain il peut être question d’autres choses.

Alors une femme m’ demande ce que je pensais de la morale. Laisserions-nous les gens voir les choses qu’ils ne veulent pas voir ?

Au nom de la liberté d’expression, doit-on laisser les gens dire et d’écrire tout ce qu’ils veulent ? J’ai répondu qu’il y avait effectivement de nombreuses façons de s’assurer que vous voyez que les choses que vous voulez. Mais quand il s’agit de la pornographie, c’est une industrie où les gens vont volontairement. Des millions de personnes affichent leur propre désir d’accéder a un contenu d’adultes. C’est l’une des industries les plus prospères dans le monde. Nous ne devrions pas nous cacher la vérité : il ya des gens qui vont consciemment vers ce contenu et pour leur plaisir et pour disposer d’informations nouvelles et fraîches tous les jours.
Ce que j’aime en tant que militante, c’est la capacité de faire entendre des voix différentes aux gens. La plupart du temps, le simple fait d’avoir accès a une seconde voix, change les avis des plus radicaux. Je l’ai fait aujourd’hui. J‘étais seule parmi dix autres personnes mais je pouvais voir que la plupart d’entre eux et elles étaient prêtes à reconsidérer ce qu’ils ont toujours avalé pendant des années. La suggestion d’organiser une journée d‘échanges pour approfondir la question a été mise sur la table. Ce sera une bonne occasion pour nous de restituer les travaux du cinquième forum sur la gouvernance de l’internet qui s’est tenue à Vilnius (Lituanie).

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Cet article a été écrit dans le cadre du projet du PARF d’APC, Réapproprie-toi la technologie! pour mettre fin à la violence contre les femmes, qui fait partie de notre travail sur le troisième objectif de développement du millénaire (OMD3) sur l‘égalité des femmes.

http://www.takebackthetech.net/write/challenging-pornophobia-and-moral-b...

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