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Obtenir le droit de communiquer n'est pas facile

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Françoise Mukuku
République Démocratique du Congo

En avril 2010, je me suis rendue a Kimpese au Bas-Congo avec l’organisation féministe, Si Jeunesse Savait pour parler avec les femmes rurales de la violence faite a la femme aux moyens des médias, de l’internet, et celle perpétrées par le biais du téléphone portable entre autres.

Les échanges étaient houleux. La majorité des femmes présentes avaient entendu parler de ces jeunes filles qui se font piéger par leurs copains, qui les filment pendant leurs ébats amoureux et puis qui les partagent avec leurs amis.

Je leur ai appris aussi que des femmes politiques étaient représentées, dans des positions très équivoques, sur des photos montées pour les humilier et les empêcher de prendre part sereinement a la chose publique.

Mais les femmes de Kimpese on aussi donne des exemples locaux. Un exemple m’a marquée. C’est celle d’une vendeuse de chikwangue. Mama Nzuzi est une femme de 55 ans qui est mariée depuis plus de 30 ans. En arrivant dans son mariage, elle a trouve son mari avec un enfant, dont elle a pris soin comme si c’était elle-même qui l’avait enfanté. Cet enfant, appelons la, Joséphine, est aujourd’hui mariée en Angola mais elle n’a pas oublié sa mère adoptive Mama Nzuzi.

En février 2010, elle lui a envoyé un téléphone pour qu’elles puissent se communiquer des nouvelles.

Joséphine appelait désormais Mama Nzuzi tous les jours ce qui finit par créer la jalousie de Papa Joséphine, le mari de Mama Nzuzi. Il a commence a l’intimider et a la traiter de tous les noms chaque fois qu’elle recevait cet appel qui pourtant venait de son enfant.

Un jour, il a demandé si ces conversations téléphoniques qui rendaient si heureuse Mama Nzuzi n’étaient autre chose que de la causerie entre mère et fille.

Le lendemain, il a commence a soupçonne Mama Nzuzi d’avoir un amant, de lui parler en sa présence comme si elle parlait a sa fille. Pour s’en rassurer, il lui arracha le téléphone. Quand il entendit que c’était bel et bien la voix de sa fille, il ne s’excusa même pas…

Lire l’article complet

Cet article a été écrit dans le cadre du projet du PARF d’APC, Réapproprie-toi la technologie! pour mettre fin à la violence contre les femmes, qui fait partie de notre travail sur le troisième objectif de développement du millénaire (OMD3) sur l‘égalité des femmes. Vous pouvez retouver l’article complet dans le blog de Françoise Mukuku.

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