Violence et TIC : les perspectives de femmes rurales

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Babi Ngonde

Deux animatrices avec une participanteDeux animatrices avec une participante
En collaboration avec PARF/APC, Si Jeunesse Savait, a effectué un voyage de 5 jours dans la région du Bas-Congo dans le cadre du projet violences et TIC (technologies de l’information et de la communication). Dans le but d’apporter un plus dans la vie quotidienne des femmes et les filles du Bas-Congo, précisément dans la ville de KWILU-NGONGO et de KIMPESE.

Nous avons d’abord séjourné à KWILU-NGONGO, où nous avons rencontré les élèves de l’école MPUSH dans le cadre de plaidoyer sur <> puis les femmes rurales sur l’usage des TIC, sur les petites subventions qu’on lancera dès ce 26 mai 2010. Nous avons commencé le plaidoyer avec les élèves parce qu’ils avaient cours les après-midi. Au début les filles étaient timides ; elles n’arrivaient pas à prendre la parole contrairement aux garçons qui très étonnés que les filles ignorent leur droits, l’un deux demanda à ce qu’on change le sujet en ¬“violence faite à l’homme” (Pour rire).

Après leur avoir mis l’eau à la bouche, les langues ont commencé à se délier. Après quea l’oratrice ait expliqué et développé le sujet : “violences et TIC”, elles ont à leur tour raconté les violences dont elles sont victimes quotidiennement. Notamment les harcèlements au téléphone par des inconnus (dragues, insultes, intimidations…) ; la mauvaise utilisation de l’internet qui institut et qui peut détruire également, comme par exemple apprendre la magie, les sites pornographiques etc.

Avec les femmes rurales, elles étaient plutôt curieuses de savoir ce que nous les avons apporté comme nouvelles. Après avoir expliqué ce que c’est la violence et TIC, c’était au tour des mamans de nous dire ce qu’ils ont compris et si elles avaient des questions. À notre grande surprise, elles avaient bien assimilé le sujet. Elles nous ont raconté leur quotidien avec le téléphone qui est inclus dans les TIC. L’une d’elle nous a raconté comment son mari a eu des problèmes de santé à cause du téléphone portable. Le téléphone de son mari n’arrêtait pas de sonner pendant la nuit à cause des doléances. À la fin, il avait mal parce qu’il ne dormait plus assez. Elle a pris la résolution d’éteindre le téléphone de son mari avant de dormir pour sauver la santé de son mari. Une autre avait reçue un téléphone de sa belle fille résidente à l’étranger, mais celle-ci s’est vue arracher le téléphone, pour la simple raison qu’elle passait trop de temps à parler au téléphone avec sa belle fille, certainement qu’elle lui a trouve un amant. Furieuse, elle décida de s’acheter un autre téléphone par ses propres moyens parce qu’elle était en droit d’en posséder un. Elle s’est tue à la tache de préparer et de vendre les chikwangues, une nourriture faite à partir du manioc, pour enfin s’en acheter un après trois semaines.

Nous avons donc quitté KWILUNGONGO le soir, pour arriver à KIMPESE tard la nuit. Le vendredi matin nous avons rencontré les femmes des médias avec qui nous avons eu un débat toujours dans le cadre de « violences et TIC». Nous les avons rappelé le rôle qu’elles ont en tant que femmes de médias. C’est grâce à elles et aux technologies de l’information qu’elles manipulent à tous les jours que notre message atteindra les zones les plus reculées. Bien sur qu’elles nous ont raconté les difficultés qu’elles rencontrent en tant que femmes de medias dans leur foyer, avec les collègues de travail et aussi dans leur familles. Nous avons entendu le témoignage d’une des femmes de medias, deux enfants sont en vie aujourd’hui grâce à son émission de vulgarisation des jeunes filles qui avortent par peur d’être renvoyer de l’institut. Après notre passage, elle s’est portée garant de militer contre cette loi instaurée par les hommes qui dirigent cet institut et qui n’a pas de sens. C’est dans les après midi que nous avons rencontrées les femmes rurales à qui nous avons parlées de « violences et TIC ». Elles nous ont fait part des violences que leurs filles et elles mêmes rencontre dans la vie quotidienne. Leurs filles sont victimes d’injustices là ou elles travaillent pour la simple raison qu’elles sont femmes. Le jour après, nous avons rencontrées les étudiantes des différentes universités de KIMPESE. (UPK : université protestante de kimpese et IME : institut médicale Avec qui nous avons parlées des « violences et TIC » et à leur tour elles nous ont fait part des violences qu’elles subissent pendant les années académiques. L’une d’elles à dû reprendre tout un cycle à cause de l’harcèlement d’un professeur dont elle a été victime. Pour ne pas céder à la proposition indécente elle a décidée de tout quitter pour recommencer ailleurs. Elle a dû payer un grand prix pour cela, mais au moins elle a gardé sa dignité en tant que femme dit-elle.

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